qu'est-ce que l'ostéopathie?

l'ostéopathie dans le sport

Un peu d’histoire …

C’est Andrew Taylor Still, aux Etats Unis, qui créa les premières bases de l’ostéopathie à la fin du 19e siècle. Elle a été pratiquée de façon intuitive depuis des siècles, et déjà Hypocrate parlait d’une « modification des humeurs après manipulation des vertèbres ». Le premier collège ostéopathique fut créé en 1874. Formés à l’école américaine, les ostéopathes anglais ont, à leur tour, transmis leurs connaissances à l’Europe.

Aujourd’hui, elle devenue une technique éprouvée, et s’appuie sur des bases scientifiques. La profession est largement enseignée en France dans plusieurs collèges d’enseignement supérieur, pendant 6 années, sanctionnées par un diplôme, et compte plusieurs milliers de membres dans son Registre des Ostéopathes de France.

 

La loi de l’équilibre

Ce qui caractérise l’état de santé d’un organisme humain, c’est l’équilibre entre tous les éléments composant structure et tous les éléments composant ses fonctions. L’ostéopathie est une méthode thérapeutique manuelle qui, à partir d’une approche globale, vise à restaurer les mobilités tissulaires et l’équilibre fonctionnel, en stimulant ses forces auto curatives naturelles.

C’est une technique, une thérapie uniquement manuelle, et en cela elle s’oppose à la médecine classique, mais elle est cependant totalement complémentaire, et interactive avec elle et avec d’autres médecines dans la recherche de la santé de l’individu.

Un des principes de base de l’ostéopathie est que la première manifestation de la vie est le mouvement. Un de ses buts essentiels est donc de restaurer les mobilités nécessaires à la vie de l’homme en bonne santé, afin de rétablir les équilibres perturbés sur tous les plans fonctionnels (os, articulations, muscles ou viscères) du corps humain.

L’ostéopathe s’attachera à ne pas traiter uniquement les symptômes d’une maladie, qui ne sont que des sonnettes d’alarme, prévenant d’un déséquilibre de l’organisme, mais bien à traiter un individu dans sa globalité. Toutes les structures du corps humain, tissus vivants, organes, articulations, muscles… sont interdépendantes. Derrière un symptôme apparent, localisé, peut se cacher une cause ancienne ou récente et un dysfonctionnement hors de la région douloureuse

 

Pourquoi travaille-t-on l’équilibre du crâne ?

La croissance du crâne se fait à partir d’une maquette cartilagineuse formée d’éléments mous  évoluant vers de l’os. C’est à dire qu’un os, avant d’être dur est mou. La maquette osseuse, intra-utero, contient 30 % d’os en moins.

Ainsi nous pourrons utiliser des techniques dites « fluidiques » c’est à dire qui ralentissent ou dynamisent la circulation  des liquides dans le corps et donc dans le crâne.

 

Quatre grands principes …

La structure gouverne la fonction. C’est à dire qu’un dysfonctionnement de la colonne vertébrale ou des os du crâne peut provoquer une perturbation de la fonction respiratoire, cardiaque, digestive, circulatoire, du comportement…etc.

L’unité du corps. Une structure doit garder sa mobilité pour autoriser une fonction harmonieuse. Chaque partie du corps est dépendante des autres parties de ce même corps.

L’autoguérison. Pour le Dr. Still le microbe n’est rien, le terrain corporel est tout et possède en lui tous les remèdes pour se protéger ou se guérir des agressions extérieures. Encore faut-il qu’il soit bien équilibré qualitativement et quantitativement.

Le rôle de l’artère est absolu. Le sang transporte tous les nutriments, hormones, défenses immunitaires… nécessaires à la vie. Un blocage du débit sanguin en qualité ou en quantité aura des répercussions dans tout le territoire irrigué.

Outre ces principes très didactiques englobant le corps entier, l’ostéopathe observe, regarde, réfléchit puis essaie de trouver un lien physique et psychologique qui lui permettra d’établir un contact avec le bébé, l’enfant, l’adulte sportif ou la secrétaire d’entreprise.

 

L’ostéopathie chez la femme enceinte.

Durant la grossesse la future maman se transforme. L’équilibre de son corps, de sa posture et de son psychisme change. A terme, le fœtus n’a que très peu d’espace dans sa poche intra-utérine. Sa tête et son corps se trouvent enserrés, et plaqués contre la paroi utérine. Il endure alors ses premières pressions, tensions et compressions mécaniques pouvant déformer sa tête.

Durant ces 9 mois, deux mondes vont se superposer. La mère va ressentir le monde intérieur de l’extérieur tandis que le fœtus ressentira le monde extérieur de l’intérieur. L’utérus constituera la frontière, la «peau» entre le contenant et le contenu que sont la mère et le fœtus. Cette peau vibrera comme une peau de tambour au gré des humeurs de l’environnement. Joie, tristesse, peur ou colère viendront modifier la chimie du liquide amniotique ainsi que la tension du sac utérin.

 

L’ostéopathie et l’accouchement.

Lors d’un accouchement, la tête du bébé doit s’engager sans encombre dans le bassin de la mère. Ainsi les mesures du bassin de la mère et de la tête du bébé doivent être accordées.

L’évolution de l’accouchement doit se faire ni trop rapidement ni trop lentement. Toute accélération artificielle n’est pas souhaitable. Peut-être proposera-t-on une péridurale. Il faut en discuter avec l’obstétricien.

Dés que l’engagement du bébé est amorcé tout va très vite La tête de l’enfant est soumise à de fortes contraintes provoquant  un déséquilibre mécanique membraneux et osseux. Le médecin accoucheur utilisera parfois des  manipulations spécifiques risquant de perturber les structures fibro-cartilagineuses des os de la face et de la tête du fœtus.

Césarienne, forceps, ventouse et spatules sont des aides non physiologiques dont se servira l’obstétricien. Seule l’urgence guidera son geste. Le crâne du nouveau-né sera déformé, il présentera peut-être des poches séro-sanguines. Est-ce normal ? Oui dans une certaine mesure. Heureusement, la nature réharmonise souvent ce petit crâne. Mais le rôle de l’ostéopathe commence à ce moment précis par un travail électif de détection et de désengagement des sutures crâniennes trop encastrées.

En effet une partie du cerveau sous-jacent peut-être comprimé entraînant une inhibition ou une stimulation des structures encéphaliques.

Les postures intra-utérines devraient être indiquées au pédiatre de maternité « correctement interprétées, elles peuvent guider les évaluations et les traitements ultérieurs »

Notre rôle d’ostéopathe est d’intervenir sur la libération des sutures crâniennes et des structures encéphaliques sous jacentes. En fin de gestation le pôle céphalique crânio-facial subit une compression importante provoquant les déformations du crâne si souvent constatées par les jeunes mamans.

 

l’observation de votre enfant est primordiale. A travers le questionnaire suivant, en répondant par « oui ou par non » vous saurez exactement si oui ou non votre enfant a besoin de voir un ostéopathe.

 

1.    Dans vos bras, couché ou assis, jette-t-il sa tête en arrière, sans cause précise ?

 

OUI            NON

2.    Appuie-t-il sa tête contre le haut du lit quand il dort ?

 

OUI            NON

3.    Dort-il toujours du même côté ?

 

OUI            NON

4.    Allongé a-t-il une attitude en virgule ?

 

OUI            NON

5.    Salive-t-il beaucoup ?

 

OUI            NON

6.    Régurgite-t-il beaucoup  après le biberon ?

 

OUI            NON

7.    A-t-il du mal à respirer ?

 

OUI            NON

8.    Le trouvez-vous trop excité ou trop calme ?

 

OUI            NON

9.    se réveille-t-il la nuit ?

 

OUI            NON

10.                     A-t-il un œil plus ouvert que l’autre ?

 

OUI            NON

11.                     A-t-il une oreille plus décollée que l’autre ?

 

OUI            NON

12.                     trouvez-vous sa face asymétrique ?

 

OUI            NON

 

Si vous répondez « oui » à une seule de ces questions, votre enfant  a besoin d’ostéopathie.

 

 

L’ostéopathie et le sport

Les sportifs ont beaucoup à gagner sur le plan de la prévention mais surtout au niveau des performances. En effet la perte d’une fonction musculaire empêchera un bon rendement articulaire. Le rôle de l’ostéopathe sera de rendre fonctionnelle  la partie du corps lésé, sur un plan physique mais aussi métabolique. L’ostéopathe conseillera le patient sur un plan alimentaire, habitudes de vie et entrainement sportif en collaboration avec son entraineur.

L’ostéopathie en général

L’ostéopathie fait partie intégrante d’une équipe multidiscipinaire. Ainsi elle se pratiquera avant ou après un travail de réflexes primitifs chez l’enfant hyperactif, dyslexique ou bègue. L’ostéopathe travaille en collaboration avec des professeurs de chant afin de rééquilibrer le larynx, affiner une tessiture, favoriser des harmoniques. L’ostéopathe collaborera également avec les dentistes, sages-femme, ORL, homéopathe etc…

Vous serez reçu dans un vaste bureau agréable, avec une salle de jeu pour les enfants.

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